Moi président, j’aurai peur de mon peuple ! Même et surtout s’il est non violent.

Peur à nanterre

Nanterre, le 11 octobre.

Vendredi soir le 10 à 22 heures sur l’agenda du Président de la République apparaît une visite pour le lendemain matin à 10h20 à Nanterre. Même assisté de sa police, le  président de la république a peur. Découvrez le.

Quelques personnes décident d’aller sur son chemin. Des dizaines de policiers surveillent les abords et gardent les lieux. Le bus des Gardes A Vue est là. Impossible de passer à vélo. Ils repèrent ceux qui s’arrêtent. Quand 3 personnes se regroupent, elles sont abordées puis éloignées progressivement à plusieurs centaines de mètres.  Les forces de l’ordre se succèdent à tour de rôle tous les 10 pas pour les éloigner vers La Garenne Colombes, sous peine d’interpellation. Qui harcèle qui ?

Anecdote :

  • Madame, vous avez un drapeau sur vous ?
  • Oui
  • Donnez le moi ! Je vous le rendrai après !
  • Je n’ai pas de raison de vous le donner  ! Je ne pense pas que vous me le rendrez !

Il a cessé d’insister.  Alors qu’ils étaient à plusieurs centaines de mètres des lieux présumés de la visite, ils ne l’ont pas rendu à une autre personne qui l’avait donné, le policier  se vantant d’en avoir une collection…

Le président de la république a peur de son peuple non violent. Le ministre de l’intérieur organise l’intimidation.

Dans quelle République vit-on quand son Président, assisté de plusieurs dizaines de policiers, dont certains avec équipement anti-émeutes a peur de 3 personnes non violentes ?

On ne saura pas combien de personnes ont voulu accueillir le président. Mais on sait que 3 personnes non violentes suffisent à faire peur.

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